mercredi 22 août 2012

Plafond.




Le prochain qui me dira que c'est pas vrai que les femmes sont discriminées dans le marché du travail, sera prié de m'expliquer pourquoi la fac (celle chez qui je fais ma thèse, pas celle qui m'emploie) me regarde de traviole depuis mon congé maternité. 

Pourquoi je me suis entendu dire "ah bah je venais pour vous proposer de faire des vacations dans un Etablissement Prestigieux Parisien, mais puisque vous allez avoir un enfant, hein, je pense que je vais demander à quelqu'un d'autre". Pourquoi les propositions juteuses du même acabit se sont subitement taries. 

Pourquoi pendant ce temps mes collègues thésards masculins accumulent les charges de cours bien rémunératrices, tandis que je vais devoir m'accommoder de mon demi-poste. Soit des clopinettes. C'est pas que je travaille uniquement pour le fric, mais quand même, ça compte un peu.

Et pendant ce temps, on lit sur le web de charmants esprits qui, la gueule enfarinée, viennent vous expliquer que bah d'abord c'est pas vrai que les femmes sont moins payées, que le plafond de verre n'existe pas, et que même si ça existait, ben c'est normal, ces connes s'obstinent à procréer.

Sûrement que le cerveau part avec le placenta pendant l'accouchement, hein ? 

Je l'ai un peu mauvaise, sur ce coup-là. 





vendredi 20 juillet 2012

From Hell, ou comment vendre sa camelote en passant pour un intello.



Alors que j'arpentais les rayonnages de la bibliothèque municipale, mon oeil a été attiré par un titre. From Hell. Roman graphique, dont j'avais vu l'adaptation en film il y quelques années. Pas mal du tout, un peu violent mais enfin, il y avait Johnny Depp qui, comme toujours, faisait du bon travail. Et puis l'intrigue était plutôt bien fichue, une nouvelle version de l'histoire de Jack l'Eventreur, ça se laissait regarder. Et puis, bah, il y avait Johnny Depp qui à un moment est à poil dans sa baignoire. 

Le coeur battant à l'évocation de ces souvenirs de post-adolescence, j'emprunte l'ouvrage et l'entame le soir même, espérant passer quelques bons moments de lecture, et surtout m'occuper un bon bout de temps avec des cinq cent pages et des brouettes.

Et puis, grosse désillusion. 

D'abord, le noir et blanc, le flou, les flashs-back, c'est très bien, mais si ça doit entraîner l'obligation de revenir en arrière toutes les deux pages parce que là, on ne se souvient plus du tout de qui c'est celui-là (en fait on n'a simplement pas reconnu sa tête vu qu'ils se ressemblent tous), c'est très pénible. 

Les citations érudites piquées un peu partout dans le répertoire philosophico-prise de tête en exergue de chaque chapitre, c'est bien aussi. Mais seulement si ça a un rapport avec la choucroute, sinon ça fait juste pédant. Ou débile. Ou les deux. 

Les trucs qui ne servent à rien un peu partout. Par exemple, l'allusion à Adolf Hitler (le Point Godwin s'applique aussi à la BD). Là, on est dans Jack l'Eventreur, c'est-à-dire le mal, caca, ouh, pas beau-vilain. Or, qu'y a-t-il de plus caca-pasbeau-vilain qu'Adolf Hitler ? Oh, comme c'est original, glissons une allusion à Adolf Hitler. Mais il n'était même pas né à l'époque de Jack l'Eventreur ? Qu'à cela ne tienne, l'auteur nous inflige, en plein milieu de son intrigue victorienne, une page entière dédiée à la conception d'Adolf Hitler - si si, vous ne rêvez pas. Vous voyez bien deux personnages causant allemand en train de forniquer dans une chambre, et comme ils s'appellent respectivement Aloïs et Klara, vous finissez par comprendre (to the happy few...) que bing, bah Jack l'Eventreur, Hilter, tout ça c'est pareil, c'est le mal. 
Cherchez pas. C'est comme ça. 

Il y a aussi le passage obligé sur les bourgeois et aristocrates forcément plein de turpitudes sexuelles (corollaires : leurs femmes coincées du cul parce que la société victorienne, c'est le mal, Adolf Hitler, on vous a dit). Le passage obligé sur les putes lesbiennes avec quelques pages de triolisme et quelques plans de pénis en train d'éjaculer. Classe et élégance, comme de bien entendu.

Je vous épargne les dizaines de pages historico-philosophico-théologico-architecturales où le méchant disserte sur des sombres histoires de franc-maçonnerie et de trucs satanistes en lien avec l'architecture de certaines églises de Londres. Là, j'ai rien compris, j'ai sauté des pages parce qu'au bout d'un moment, ça va bien. 


Et puis après tout ça, il y a l'explication. Comme d'hab', le méchant, en fait, c'est un abominable docteur en apparence respectable et appartenant à la haute société victorienne, et en fait, c'est un complot plus ou moins dirigé par la famille royale anglaise. Evidemment. Et tout est étouffé parce que les méchants, ils sont puissants et les puissants y sont méchants, c'est bien connu. Le complot. Tout ça.

C'est étonnant d'ailleurs. Je veux dire, lisez n'importe quelle rubrique de faits divers, regardez n'importe quelle émission de télé du style Faites entrer l'accusé, et vous verrez que - allez, à la louche - les trois quarts des affaires de meurtres un peu glauques se passent dans des milieux plutôt au bas de l'échelle sociale. Que le serial killer façon docteur Jekyll, c'est un spécimen plutôt rare en définitive. Alors que dans les fictions policières, ils sont tellement légion que c'en devient aussi agaçant que prévisible. Et gonflant. 

Bref. J'ai survolé les cinquante dernières pages et j'ai repensé à Johnny Depp dans sa baignoire, ça m'a un peu consolée.





mardi 10 juillet 2012

Les feuilles de brick.



Parmi les trucs culinaires que j'ai découverts sur le tard, il y a les avocats (on n'en mangeait pas chez mes parents, ma mère y étant allergique), les cakes, quiches et tartes maison, et les feuilles de brick.

Les feuilles de brick, c'est vraiment l'épate à peu de frais : on y met ce qu'on veut, ça change rien par rapport à un gratin ou n'importe quoi d'autre, mais la présentation fait classe. Et contrairement à ce qu'on lit souvent, ça n'est pas plus gras qu'autre chose pour peu qu'on les fasse cuire au four et non frire dans l'huile... Si on veut quand même que ça soit un peu doré, il suffit de badigeonner les petits bricks de quelques gouttes d'huile d'olive avant de les mettre au four. Au pinceau, ou (pour les pauvres comme moi) au doigt. 

L'aspect croustillant permet ainsi de faire manger à l'Epoux des légumes vapeur sans qu'il se plaigne  d'être honteusement mis au régime.

Alors pour ceux qui comme moi deviennent dingues quand ils découvrent un truc culinaire, voici mes recettes préférées :

- Bricks à la courgette : râpez une grosse courgette (ou plusieurs petites), mettez-la à revenir avec un peu d'huile. Ajoutez sel et poivre, un demi-pot de ricotta (le meilleur truc du monde) et du fromage, du gruyère râpé faisant tout à fait l'affaire. 
Variante très bonne mais pas recommandée si on aime la vie en société : avec du roquefort (et des noix, c'est encore plus mieux), bien expliquée ici.
Variante "j'ai pas de courgettes ni de noix" : avec des épinards et des pignons.
Variante "j'ai pas de ricotta" : avec du mascarpone. Ou du fromage blanc, mais là il ne faut pas trop en mettre sinon ça dégouline partout et vos bricks vont se percer, c'est très énervant. 

- Bricks à la viande : n'importe quel reste de viande fait l'affaire, pour peu qu'on le hache avec des herbes, une carotte et une courgette (si on en a une qui traîne). Il y en a des qui lient le tout avec de l'oeuf, personnellement je préfère ajouter de la ricotta (je vous ai dit que c'était le meilleur truc du monde ?) ou de la crème de soja. Ceux qui hurlent à la mort en entendant parler de soja se rappelleront (ou apprendront) qu'étant allergique au lactose, je limite ma consommation de produits laitiers, et vous devriez faire pareil parce que n'étant pas des petits veaux, il n'y a pas de raison que vous vous nourrissiez de lait de vache - est-ce qu'on donne du lait de femme aux veaux ? non ? Bah alors.
(oui je sais, c'est idiot). 
(mais pas plus que de faire des pubs où le fait de manger un camembert ou de boire du lait à la bouteille comme un porc fait de n'importe quel clampin(e) une bête de sexe).


Dernière précision : on dit souvent que pour fermer le petit brick, il faut mettre quelques gouttes d'eau. J'ai essayé, ça n'a jamais marché, tout au plus ai-je réussi à faire des trous dedans (et les trous, c'est énervant). Alors je replie mon petit brick et ensuite je le pose dans le plat avec la pliure dessous, comme ça le poids fait tenir le truc bien fermé.

Voilà, voilà. 





jeudi 5 juillet 2012

Habitude.



Incipe, parue puer, risu cognoscere matrem
– Matri longa decem tulerunt fastidia menses.
 


Est-ce qu'on s'habitue un jour à avoir des enfants ?  Est-ce qu'on s'habitue à la joie de voir un petit visage se plisser, s'élargir, pour appeler, pour sourire, pour rire... montrer tout simplement qu'il a besoin de nous, compte sur nous et nous offre en retour une affection joyeuse.

Trois minutes avant d'accoucher, je crois bien que je n'avais pas encore bien percuté l'idée. Ensuite, il a fallu des jours et des jours pour  que j'arrête de me répéter que non, celui-là, c'est pas comme mes neveux, faut pas le rendre à ses parents à la fin du week-end, on peut le garder.

On se lève la nuit pour le nourrir, pour le rassurer - on se rend même compte qu'en pratique, on se réveille une demi-seconde avant même qu'il ne se mette à pleurer. On répond à son appel, le matin, quand il pleure de faim ou se marre tout seul dans son lit en regardant les petits animaux de son mobile musical. On l'habille, le déshabille, le baigne. Parfois il hurle de rage, parfois il pleure de douleur et c'est la panique à bord (qu'on essaie de ne pas trop montrer) ou de contrariété et nous, on apprend aussi à développer une capacité à ne pas trop être dérangé quand on voudrait bien prendre un repas tranquille qui durerait plus de cinq minutes, merci bien. On le change, et ce n'est pas toujours ragoûtant, surtout que le petit sacripant a une certaine tendance à bousifier alors qu'on est en train de prendre son café après un bon repas. 

Mais bon. On apprend ces mille petits trucs à faire. On prend le pli.

Mais à chaque sourire, c'est toujours le même coup au coeur, la même surprise, comme si c'était un cadeau purement gratuit, parfaitement inattendu et merveilleusement choisi.



lundi 2 juillet 2012

Anthropologie du RER appliquée à la femme enceinte.



Tu es enceinte, ça se voit, et ça commence à peser mine de rien. Pas de bol, tu dois te farcir ton heure de transports en commun quotidienne car il faut bien continuer à gagner ta croûte. Alors, quand les portes du wagon s'ouvrent, tu as le coeur battant : est-ce que quelqu'un va te laisser sa place - la place du coeur, selon le jargon merveilleux de la RATP ? 

Sache, déjà, femme enceinte, que tu es troisième dans l'ordre des priorités pour les places assises. Devant, il y a les mutilés de guerre (mais, en 2012, on peut dire que ça court de moins en moins les rues, je rappelle que le dernier poilu est quand même mort il y un bon bout de temps), et les aveugles et infirmes civils (mais ils ne prennent pas beaucoup le métro, pour des raisons évidentes). Donc logiquement, tout le monde devrait se lever d'un seul homme pour te laisser une place assise. 

Mais en fait, non. 

Il y a la femme entre deux âges, celle-là en général se lève spontanément et te laisse la place avec un sourire complice, elle est passée par là, elle sait qu'il vaut mieux être debout plutôt que de te laisser toi-même debout au risque de t'effondrer (et bloquer le wagon pour un temps indéterminé) ou de vomir tripes et boyaux. 

Il y a la matrone noire, en général grande et forte. Celle-là, elle se lève ou fait lever les gens, en gueulant si besoin QU'IL Y A UNE DAME QUI ATTEND UN BÉBÉ OULALA DIS-DONC VOUS POURRIEZ VOUS LEVER NON MAIS C'EST QUOI CETTE MENTALITÉ LÀ. Et comme elle prend l'air pas commode, les gens se lèvent sans la ramener. 

Il y a le jeune Noir un peu wesh-wesh, qui se lève avec un charmant "vazy madame vous allez pas rester debout ça s'fait trooooop pas... vazy toi lève-toi y'a une dame là qui veut s'assoir vazy hein". A priori, fils ou neveu de la matrone du dessus. 

Il y a la pétasse sur talons vertigineux (commerciale à la Défense). Qui te laissera debout car elle est trop occupée à refaire son vernis ou se repasser un coup de mascara. Elle t'a pourtant bien vue mais tu n'es probablement pas assez digne de sa considération (faut dire que les talons aiguilles, tu as abandonné assez vite) .

Il y a le mec en costume avec chaussures pointues (commercial à la Défense, peut s'accoupler avec la précédente). T'a bien vue, a même reluqué tes seins gonflés aux hormones de grossesse. Mais ensuite son regard est descendu sur ton ventre : il est alors devenu tout blanc et s'est mis en considérer son smartphone ou ses chaussures avec le plus grand intérêt. 
Si le mec en costume se lève, vérifie son annulaire gauche : en général, il a une alliance. Peut-être même que sa femme, en d'autres temps, s'est abondamment plainte de la goujaterie

Il y a aussi le vieux con (la cinquantaine approchante) qui fait remarquer, après s'être fait houspiller par la matrone et t'avoir laissé sa place, que "elles font chier les femmes enceintes, peuvent pas rester chez elles, et puis la grossesse c'est pas une maladie / c'est pas moi qui lui ai fait bordel" (classe, distinction, élégance).  Il conchie aussi les féministes qui veulent qu'on leur cède la place mais veulent aussi l'égalité des sexes alors il voit pas pourquoi il devrait céder sa place. 
Mais comme en plus d'être un con, c'est un lâche, il obéit au doigt et à l'oeil de la matrone.


L'un dans l'autre, habitant dans une banlieue où les matrones, les wesh-wesh et les familles sont légions, j'ai toujours pu m'asseoir dans le métro pendant ma grossesse, preuve que tout n'est pas foutu dans ce bas monde ma brave dame. 


Cette page d'anthropologie s'est fantastiquement bien vérifiée avec la poussette ou le bébé porté en écharpe. Si les jeunes wesh-wesh, les matrones et les touristes continuent de filer un coup de main et /ou de laisser leur place. les connards en costume à chaussures pointues et smartphone préfèrent te doubler en te bousculant dans un escalier plutôt que de t'aider. Et ils continuent de pester si tu ne cours pas assez vite dans les couloirs de Châtelet. 




mercredi 16 mai 2012

Agences de notations.

L'autre soir, je me suis trouvée par hasard à regarder la télé en attendant le retour de l'Epoux. Zappe que je te zappe, je finis par atterrir sur une des nombreuses émissions de Ruquier et de sa clique habituelle. Dans celle-ci, si j'ai bien compris, de "jeunes talents comiques" viennent faire des sketches sur des thèmes imposés et sont évalués par la fine fleur de la télévision française.
Au moment où je commence à regarder l'émission (car pour une raison oubliée, je n'ai pas pu changer de chaîne tout de suite), un malheureux jeune homme se fait allègrement dessouder par ladite fine fleur qui lui attribue des notes (sur vingt) pitoyables agrémentées de commentaires mesquins voire franchement abjects sur son manque de drôlerie et d'inventivité. Isabelle Mergault, modèle d'élégance et de distinction comme chacun sait, se montre tout particulièrement odieuse.

Ruquier annonce ensuite l'arrivée d'un autre jeune homme répondant au nom d'Arnaud Tsamère, apparemment déjà assez connu mais pas de moi. Il déploie moult énergie,  assez réjouissante assurément, pour animer un sketche pourtant pas très drôle ni très original (une parodie de pièce de boulevard comme cela a déjà été fait cent fois par les Inconnus et tant d'autre après eux). Mais à peine ouvre-t-il la bouche que la Mergault hurle des rires stridents qu'elle émettra pendant toute la durée du sketche, et finira par lui attribuer la note de 20/20 car "c'était génial". Va savoir pourquoi.


Quelques jours plus tard, j'allume de nouveau la télé - le temps d'allaiter mon fils, lire pendant ce temps étant tout à fait impossible ou alors fortement compliqué. Manque de bol, je me rends compte après avoir collé au sein le rejeton que la télécommande est sur la table basse, donc tout à fait hors de portée. Je suis donc condamnée à ne pas pouvoir changer de chaîne, éteindre la télé m'étant pareillement interdit. Je dois donc me coltiner le programme de tf1 à dix heures du matin, et cela vaut son pesant de cacahuètes car il s'agit d'un délicat produit de télé-réalité, "Quatre mariages pour une lune de miel". L'idée ? Quatre donzelles notent mutuellement leurs mariages (robe, lieu de réception, menu, ambiance) et la mieux classée gagne un voyage (avec son mari, quand même) dans les îles. 
Là encore, notes mesquines et commentaires aussi vulgaires qu'assassins sont de rigueur. 


Si j'en crois de plus calés que moi, l'émission "à notes" est une constante de la télé, public et invités des plateaux s'en donnant à coeur joie pour produire des appréciations blessantes et mesquines. Ce qui est étonnant, c'est que si mes collègues professeurs et moi-même nous nous permettions le quart du dixième des commentaires de l'acabit susmentionné, on aurait en moins de cinq minutes les parents, la DDASS, les flics, les assistantes sociales le rectorat sur le dos. On pointerait du doigt nos méthodes archaïques fondées sur les brimades à répétitions. On montrerait au journal télévisé des élèves traumatisés, voués à l'échec éternel.
Et je n'ai pas besoin de rappeler dans les détails comment les associations de parents d'élèves s'activent pour la suppression des notes à l'école parce que c'est traumatisant, ça incite à la compétition, c'est vilain, caca, bouh, affreux affreux affreux.

Alors, quid ? Il me semble pourtant que prendre une sale note à une copie X rédigée à un instant T avec un commentaire un peu sec qui ressemblera au pire à quelque chose du style "la leçon n'est pas apprise" est nettement moins dur à avaler sur le plan personnel, que de consentir à se faire atomiser en public sur son mariage ou sa prestation artistique.

Ce monde de fous n'a pas fini de me surprendre.




mardi 6 mars 2012

Les 11 (la suite).

Alors, maintenant, il faut répondre aux questions posées :


1) Couche tard ou couche tôt?

Couche-tard et vraiment, vraiment pas du matin (commencer à 9h relève pour moi de la torture).


2) Quel est ton film favori?

Les trois mousquetaires de Richard Lester. Pour Oliver Reed, Richard Chamberlain et Simon Ward (cris hystériques). Pour les duels à l'épée (tchaf ! tchaf !), les costumes remarquables, les vues de Tolède (où le film a été en grande partie tourné... la première fois, ça fait drôle de se rendre compte que ce qui est censé être Notre-Dame de Paris est en fait la cathédrale de Tolède, mais bon pourquoi pas) et les répliques cultes qu'avec l'Epoux nous ressortons régulièrement en private joke. Parce que c'est un film pour les petits enfants et aussi pour les grands.


3) Un grand classique de la littérature que tu n'as jamais réussi à finir?

A la recherche du temps perdu. Proust me tombe des mains, c'est plus fort que moi. J'ai essayé un peu tous les volumes, rien à faire.


4) VO ou VF?

J'aime bien la VO en général. MAIS pour les films que j'ai vus petite (comme les Mousquetaires sus-nommés) en VF, je ne supporte pas la VO.
L'Epoux préfére la VF car il entend parler anglais toute la journée au boulot et ça le gonfle de lire les sous-titres qui bouffent la moitié de l'écran (moi aussi d'ailleurs : on n'est pas assez bons pour comprendre sans). Et puis je connaissais un type qui travaille dans le doublage et je trouve son boulot super intéressant et bien plus complexe que ce que je croyais, alors par sympathie pour les doubleurs, je choisis la VF.


5) Peignoir ou serviette?

Serviette. Sauf en période de matinée grosse loose où je m'octroie le plaisir de m'emmitoufler dans un peignoir dans lequel l'Epoux qui n'est pas un petit gabarit rentrerait lui-même quatre fois.


6) Ta citation favorite (ou ta devise, si tu en as une)?

"Quand le roi dit battez-vous, on se bat. Alors allons nous faire tuer où l'on nous dit d'aller, la vie vaut-elle de faire tant de questions ?" (Les trois Mousquetaires).


7) Chat ou chien?

J'aime bien les deux mais je suis allergique, terriblement allergique aux poils de chat. Et puis les chiens, c'est quand même plus rigolo. Mes préférés sont les chiens de chasse comme les setters irlandais et autres épagneuls qu'avait mon grand-père, les chiens de bergers des montagnes qui ne ressemblent à rien mais sont super intelligents, et les gros chiens à poils et à graisse dans le cou, style bouvier bernois ou leonberger.
Manque de pot, j'habite dans un quatre pièces. Alors pour le leonberger, on repassera.


8) Qu'est-ce que tu voulais faire quand tu était petit(e)?

Cantatrice (soprano) ou monitrice d'équitation. Raté dans les deux cas.


9) Décris-toi en trois mots.

Femme, épouse, mère. ça va ? :)


10) Ta saison préférée?

J'aurais bien dit l'été mais de toute façon, à Paris, il est toujours minable, alors on va dire le printemps, quand les jours commencent à s'allonger, qu'on se réveille à 7h30 et qu'il fait déjà jour, et qu'on rentre le soir alors que la nuit n'est pas encore tombée.
J'aime bien toutes les saisons mais je n'aime pas le vent, ça me rend ultra-nerveuse. C'est lié à un sombre traumatisme d'enfance, au jour où pendant une tempête j'ai vu le toit d'une maison en face de chez nous s'envoler. Depuis, quand il y a des rafales de vent, je me planque.


11) Quelle est la symbolique du chiffre 11?

Je ne sais pas mais à chaque fois que je vois 11h11 affiché à mon radio-réveil, je pense au sketche de Desproges sur le maniaque, où il raconte qu'il atteint l'orgasme à 11h11 précises, et que ça peut durer jusqu'à 12.
J'ai pas toujours des références exquises, désolée. :)