jeudi 21 octobre 2010

Quelques notes décousues sur les femmes.

Bon voilà, tout est dans le titre. C'est décousu parce que j'écris entre deux cours et que mes idées sont encore assez peu claires sur la question mais... j'ai bien envie de me lancer.



Pour bien donner une idée de ma position sur la question, une petite histoire.

Il se trouve que, dans le mouvement scout où j'ai traîné longtemps mes guêtres, il y a ce que l'on appelle les Guides Aînées, le pendant féminin des Routiers. En gros, c'est ce qu'on fait après avoir été guide (ou scout) et avant de devenir cheftaine (ou chef). J'ai été, pour ma part, dans un groupe, où, grosso modo, on vous expliquait que votre rôle à venir, c'est bonne soeur ou mère de famille. Ou, éventuellement, laïque consacrée. Point final.

Tout cela s'accompagnait d'un enseignement assez éléphantesque (dans sa subtilité autant que dans sa quantité) sur l'éducation à l'affectivité - id est, en quatre mots : pas avant le mariage. À une époque où je m'apprêtais à entamer des études longues en commençant par une prépa, j'aurais préféré peut-être entendre des choses sur le savoir et son rôle dans la foi, sur le rôle des études et de la connaissance dans la vie d'une femme, mais bon, il ne faut pas trop en demander.

Malgré tout, l'année que j'ai passée aux Guides Aînées fut plutôt agréable et se termina ma foi fort bien par un pélerinage entre Pérouse et Assise, qui reste un des événements marquants de ma fin d'adolescence.

La fin de l'année fut marquée par ce qui s'appelle les prises d'engagement chez les Guides Aînées. En gros pour les non-initiés, c'est là où on s'engage à suivre dans toute sa vie les principes scouts (esprit chevaleresque, sens du service, etc, etc). C'est là que ça devient intéressant pour mon propos.

Chez les routiers, la prise d'engagement se fait par un cérémonial magnifique et se termine lorsque le nouvel engagé quitte le cercle où il vient de renouveler sa promesse face aux autres, et part, après avoir reçu un bâton de marche et une bible, seul dans la nuit pour une marche, exercice à la fois physique et spirituel, de plusieurs jours, en solitaire. Les paroles sont belles et solennelles. Elles appellent à l'élévation, au dépassement de soi.

Pour les guides aînées, les filles, donc... la cérémonie est bien plus courte, assez gnangnan et se termine... lorsque les filles se réunissent au coin du feu en veillée prière.

Super, n'est-ce pas ? Excessivement excitant !

Avec le recul, j'ai retiré de cela et de bien d'autres choses, l'idée que le problème, c'est que l'Église ne sait pas trop quoi faire des femmes. Oui oui, je sais bien, la Vierge Marie et les saintes femmes... mais si j'ai bien compris, la Vierge Marie, il n'y en a eu qu'une, il n'y en aura pas d'autres. Et chez les saintes femmes, on met en valeur soit leur martyre (et leur vertu), soit à l'inverse, leur "virilité", chez les abbesses et autres grandes dames (Thérèse d'Avila, Hildegarde de Bingen, etc).


Un autre exemple ? Une fois, un site catho que je ne nommerai pas mettait en lien un site destiné aux femmes catholiques, "Sentinelles de l'invisible". En lien avec la pastorale de l'Eglise sur le rôle des femmes dans la transmission de la spiritualité dans la famille et dans le monde.
Je me suis dit Ah, tiens, chic alors, enfin un truc intéressant, du genre à vous faire réfléchir sur votre rôle de femme. Je trouvais le titre particulièrement bien trouvé.
Ben non. Les Sentinelles de l'invisible, sur ce site, elles s'échangent des tuyaux pour acheter des pelotes de laine 100% coton (qui passent mieux à la machine) et des bocaux de cuisine avec 50% de réduction.

Voilà. Le rôle des femmes, c'est le bon plan tricot et tupperware. Sors pas de la cuisine ma fille, tu vas t'enrhumer le cerveau si tu réfléchis.



Je n'irai pas jusqu'à dire, comme on peut parfois le voir, que les femmes sont des membres de seconde zone de l'Église catholique. N'empêche que. Il y a des choses sur lesquelles ont peut s'interroger.

Quand j'étais petite, je voulais être prêtre. Et puis ma mamie m'a expliqué que je pouvais seulement être religieuse. Mais je veux prêcher, disais-je ! Tu pourras aller en mission en Afrique (ma mamie a connu les colonies, on ne va pas la refaire) ou entrer chez les Ursulines, là tu pourras enseigner. Mais je veux prêcher à l'église, moi. Bah non. Pas touche. Il fallait naître homme.

C'est de la jalousie de bas étage, je vous l'accorde. Qui me travaille lorsqu'il m'arrive de m'ennuyer ferme pendant l'homélie du dimanche, lorsqu'un prêtre aux piètres capacités d'orateur enchaîne phrases pompeuses et vides en guise de sermon, du style curé dans Les Langages hermétiques des Inconnus - "et il n'est même pas fichu de faire trois parties", m'arrive-t-il de grincer avec peu de charité. Car je suis bien consciente de manquer cruellement et d'humilité et de charité en ces moments. N'empêche que le "je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas en faire autant" est une tentation.

De fait, le sacerdoce féminin ne fait pas partie de mes chevaux de bataille. Je préférerais que l'on travaille d'abord un peu plus en profondeur à l'éducation catholique des femmes - un peu plus de mise en avant de l'intelligence, du savoir et de la réflexion (ah, ces gamines qui avouent encore avec fierté connaître le Salve regina par coeur, mais ne comprennent pas le latin) un peu plus de considération pour le travail féminin, un peu moins de gnangnan et un peu plus d'élévation, ce ne serait déjà pas si mal.

Je m'agace régulièrement de certaines personnes qui voudraient absolument faire de l'élevage des gosses la seule gloire d'une femme. Oui, c'est bien, c'est noble, c'est tout ce que vous voulez, mais on peut difficilement dire que c'est franchement excitant pour tout le monde. D'ailleurs, si c'était si épanouissant que ça, la plupart des hommes de familles cathos-BCBG pleins d'enfants (mais pas seulement hein : on peut très bien être un mufle sans cela) se hâteraient un peu plus le soir pour rentrer avant que Madame ne se soit chargée toute seule du bain, des couches, du dîner, du ménage et du coucher.

Ensuite, j'aimerais bien qu'on m'explique en quoi c'est forcément mieux pour un enfant d'être élevé par une mère au foyer qui l'aurait allaité toute son enfance. Que je sache, je ne crois pas que Louis XIV ait été allaité et torché par Anne d'Autriche, ça ne l'a pas empêché 1. d'adorer sa mère et 2. de réussir pas trop mal dans sa vie. Cette configuration, à savoir la mise en nourrice des enfants, concerne l'écrasante majorité des enfants des franges supérieures des sociétés de l'époque moderne (noblesse d'abord, puis bourgeoisie plus ou moins modeste par imitation), et ils n'en sont pas tous morts, pour autant que je sache.
Oui, les médecins et les pédiatres s'accordent à dire que physiologiquement, cela peut être mieux pour un enfant d'être allaité pendant au moins six mois après sa naissance. Pour la mère, cela participe aussi de sa récupération (perte de poids, etc). Mais pour celles qui n'ont pas de lait ? Qui ne veulent pas (ne peuvent pas) allaiter ? On a toujours su se débrouiller autrement sans engendrer de catastrophe démographique, alors foutez-nous la paix avec ces histoires d'allaitement et de mère au foyer.

Enfin, beaucoup de femmes font des études. Ce n'est pas pour se retrouver aide-ménagère gratuite. Dans mon entourage, il y a des femmes professeurs de lettres classiques, ingénieurs, polytechniciennes, médecins... qui veulent avoir des enfants, les éduquer, en faire des êtres à part entière avec des valeurs, de la culture... mais qui n'ont pas forcément l'intention de renoncer aux plusieurs milliers d'euros par mois auxquels elles peuvent aspirer. Beaucoup disent que c'est de l'égoïsme de mères dénaturées. Et là non plus, je ne vois pas bien ce que vient foutre l'amour maternel là-dedans.

Pour ma part, je travaille pour l'argent, comme tout le monde, en fait. Si je pouvais être rentière, croyez-moi, je serais la première à ne plus en foutre une rame. Sauf que je ne me transformerais pas, je ne me transformerai jamais, en aide-ménagère gratuite. Car je ne considère pas que changer des couches et faire des lits soit une vocation et une fin en soi. Que ça soit essentiel et qu'il faille bien en passer par là, d'accord. Que l'on veuille y échapper si on en a la possibilité ne me paraît pas être le comble de la monstruosité.


Malheureusement, quoi qu'on fasse, on fera le mauvais choix. Tu veux t'arrêter de travailler ? Tu es une feignasse attardée entretenue par un homme. Tu veux faire des enfants, prendre ton congé maternité ? Tu es une traître à la cause, une pondeuse indigne du monde du travail. Tu veux travailler alors que tu as des enfants ? Tu es une salope égoïste, une mauvaise mère, tes enfants finiront drogués et prostitués, voire pigistes au Monde diplomatique.

Mais merde à la fin. On ne peut pas avoir le choix ?





35 commentaires:

  1. Rassurez-moi... Vous cherchez les problèmes, non ? J'en connais un qui devrait démarrer au quart de tour et sans manivelle...

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  2. Aaaah! Je pourrais l'avoir écrit ce billet, Artémise, tu es extraordinaire, considère-moi comme une groupie...

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  3. Le Grincheux,

    Ah nan, nan, nan, personne ne s'énervera cette fois-ci.

    C'est tout juste si j'accepte les commentaires (laudatifs uniquement, cela va de soi !).


    La Souris,

    Merci ! Sachant que je suis ta première groupie (pour le diaporama de bouquins, pour la série "Devenir historien" et bien d'autres choses), à force de se groupiser mutuellement, on va plus s'en sortir !

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  4. Tant qu'on y est, je précise quelques éléments.

    Quand je dis que ce n'est pas forcément évident de renoncer à une carrière, à un (bon - du moins pas minable) salaire, c'est bien parce excusez du peu, mais je pense avoir été comme beaucoup de filles, de loin plus sérieuse, et (oui, j'assume) plus brillante à l'école que pas mal de garçons de mon entourage.

    Les mecs au collège, au lycée, à la fac, il y en a une bonne proportion de gros branleurs, de je m'en foutistes, qui comptent précisément sur la bonne volonté des filles trop braves pour leur passer les cours qu'ils sèchent allègrement. Combien d'amies de la fac allaient en cours pendant que leur mec jouait à la Wii et prenaient des notes pour deux...

    Alors oui, ça me chiffonne de voir qu'on valorise clairement les carrières masculines, mieux payées, mieux vues.

    Du reste, mis à part par le bon curé de mon ancienne paroisse parisienne, j'ai rarement entendu critiquer cette différence de traitement : un homme qui bosse jusqu'à 22h, il se tue à la tâche pour sa famille (en fait, c'est juste qu'il est mal organisé, ne branlant rien jusqu'à 17h entre pause clope et café, puis s'activant jusqu'à point d'heure, ou qu'il préfère traîner au bureau plutôt que de venir faire la vaisselle à la maison). Une femme qui bosse jusqu'à 22h c'est une mauvaise mère.

    Donc oui, ça me fait un peu suer d'entendre que les femmes doivent renoncer à leur carrière. Juste parce que ce sont des femmes.

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  5. Surtout qu'il n'est pas bon pour les enfants qu'ils deviennent le contenu de la vie d'une personne, femme ou pas.
    Il y a assez d'hommes (Mauriac, Bazin and co) qui pleurnichent ensuite dans leurs romans qu'ils ont subi une mère super contrôlante jusqu'à la maltraitance. Ben oui, mais qu'est-ce qu'on leur a laissé faire d'autres à ces femmes ? On leur a dit que le contenu de leur vie c'était les mômes. Pas besoin de venir pleurnicher ensuite. Car, si l'être humain a besoin de s'investir dans une cause, il vaut mieux que les enfants soient justes des enfants et pas des causes pour lesquelles on se bat, on est bien d'accord. Alors laissons aux femmes et aux hommes des responsabilités publiques + privées et pas uniquement privées (ou publiques pour les hommes). Et cela passe en effet par la valorisation des carrières féminines + la valorisation des activités privées - époux/père/ménager - masculines.
    (Moi je voulais être enfant de choeur quand j'étais petite, ben même SERVIR la messe, on n'y a pas droit, en tant que fille !)

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  6. Euterpe,

    oui, tout à fait d'accord, je n'avais pas pensé à ça, merci de l'ajouter.

    Sinon, le curé de la paroisse de chez mes parents acceptait pendant un temps des filles pour servir la messe mais il a fini par y renoncer sur la pression de paroissiens auprès de qui ça passait très mal. La plupart contournent le problème en créant ce qu'ils appellent parfois les "servantes de l'assemblée" : petites filles qui, selon leur âge, ont différentes responsabilités : procession des offrandes pour le culte, lecture, quête, etc.

    Cela dit je suis bien d'accord ça ne remplace pas.
    Moi aussi j'aurais bien voulu servir la messe et je trouvais ça frustrant d'avoir des copains d'école qui le faisaient et pas moi.

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  7. j'ai été tour à tour étudiante et mère de famille, au foyer et mère de famille, j'ai travaillé à la maison puis à l'extérieur en étant toujours mère de famille et j'ai aussi été chômeuse et mère de famille ; seul ce dernier était subit évidemement et c'est le seul que j'ai haï.
    désolée pour le racontage de vie, mais ça m'gaace qu'encore aujourd'hui, on puisse insinuer que nous n'ayopns pas le choix.

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  8. Athéna,

    Ne vous excusez pas pour votre "racontage" de vie qui montre qu'on peut tout à fait faire plusieurs choses en même temps et qu'être mère de famille n'est ni un frein à la vie sociale et active, ni une obligation de vie qui forcerait une femme à ne faire plus que ça.

    Quand on voit comment certains entretiens d'embauche ou de retours de congés maternité se passent... "vous allez avoir des enfants, on ne peut pas vous prendre, désolé", "vous avez un enfant maintenant, vous ne serez plus aussi performante, désolé"... on a envie de sauter au plafond...

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  9. Très intéressant, merci.

    Je pense qu'il faut toujours garder une certaine mesure. Il y a des femmes qui font de bonnes mères au foyer parce qu'elles aiment ça, mais effectivement, tout le monde n'a pas la vocation, et je ne pense pas l'avoir. Mais je ne veux pas non plus imiter ma mère qui avait une carrière très envahissante et que ses enfants ne voyaient parfois pas pendant plusieurs jours d'affilée (même pas pour un voyage d'affaire, juste parce qu'elle se levait plus tôt et rentrait trop tard). Et bien sûr, quand elle rentrait, épuisée et stressée, tout le monde attendait avec impatience qu'elle reparte... Cela vaut aussi pour les pères carriéristes sauf qu'il faut l'avouer, pour la plupart des gens, la mère est plus importante que le père.

    Et avec tout ça, on a encore les hommes pour nous expliquer ce qu'on devrait faire.

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  10. Clap!clap!clap! Bravo M'dame, vous êtes réjouissante! J'adore vos billets qui ont pour seul défaut de se faire trop rares ainsi que vos coups de pied efficaces et percutants dans la fourmilière qui m'a vue naître et que je trouve parfois bien vieillotte et poussiéreuse...Merci pour ces mises au point intelligentes et légères qui résument parfaitement tout ce que je pense et vis et que je ne saurais exprimer mieux que vous ne le faites.
    "Donne ch'avete intelletto d'amore..." ma non solo! (Vous en êtes un bel exemple.)
    Cari saluti Artemisia (Gentileschi?)
    La Lupa

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  11. C'est amusant, je venais de pondre un billet très court pour m'étonner que les scouts fassent leur publicité en se présentant comme "la première école de management" quand je suis tombée sur le vôtre.
    Je ne peux qu'approuver votre conclusion: que toutes les femmes aient le choix, sans culpabilisation et sans regrets, ce serait l'idéal.
    Pour ma part j'ai le beurre et l'argent du beurre grâce à un métier qui me laisse du temps libre pour mes enfants, si bien que j'ai repris le travail après mes congés de maternité sans prolonger ceux-ci, continué à allaiter longtemps en parallèle. J'ai donc eu ce choix que malheureusement beaucoup de femmes n'ont pas, et je suis bien consciente que c'est une chance.

    PS: j'ai beaucoup aimé le concept de "roman facebook"!

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  12. Clarissa,

    Oui bien sûr. J'ai aussi une amie dont la mère a un poste haut placé dans l'administration, dans un ministère... cette femme d'une intelligence et d'une compétence remarquables est de fait (colloques, déplacements, horaires de dingues) très peu présente chez elle. Total, mon amie, aînée de famille nombreuse, est en fait la deuxième mère, elle a passé toute son adolescence à élever ses petits frères, d'autant que le père considère qu'il n'a pas à faire quoi que ce soit à la maison (ne serait-ce que faire la bouffe).

    C'est un cas extrême je vous l'accorde mais cette amie en a longtemps souffert sans se l'avouer...

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  13. Bonsoir,

    Je passe par hasard.
    Je vais poser mon point de vue, quitte à faire un post exceptionnellement long par rapport à mes habitudes.
    Peut-être vous aidera-t-il à comprendre où les choix sont faits.
    J'ai crû comprendre que vous étiez Catholique éclairée donc je pense que serez familière avec la théorie de l'évolution.
    La Terre a 4500 millions d'années.
    La vie y existe depuis 3500 millions d'années (d'origine très probablement spatiale).
    La vie existait avant l'intelligence et les choix.
    Elle ira en se complexifiant (jusqu'à une indéniable fin comme l'expliquent les lois de l'entropie).
    Comment la vie fonctionne ? Par reproduction d'un matériel génétique : ce qui se reproduit poursuit son évolution, le reste meurt et est perdu pour l'éternité.
    Les mécanismes qui sont parvenus à cette reproduction sont innombrables, les plus simples comme les agents chimiques (hormones), et d'autres plus compliqués (restau-ciné).
    Par exemple la reproduction sexuée fait intervenir un mâle et une femelle.
    Le schéma est (presque) toujours le même : la femelle possède (ou crée) une matrice où le nouvel être est conçu.
    Sur une de ses voies, l'évolution a imposé que le mâle protège et nourrisse la femelle qui sinon terminait elle-même en casse croûte de lion ou en morte de faim.
    C'est un cercle sélectif : les mâles forts survivent, et les femelles donnant bon espoir de reproduction également.
    Les mâles développent ici une agressivité d'usage pour chasser, protéger, et se battre...
    À ce stage le mâle est physiquement plus fort que la femelle.
    Arrive l'Homme.
    Il est conscient MAIS il hérite (principe de l'évolution) des mécanismes de reproduction incontrolés (quoique) de ses ancêtres.
    Je ne m'occupe dans la suite que du cas de la France (d'autres voies ont été prises sous d'autres climats).
    La survie passe peu à peu par le travail de la terre.
    Ce travail demande de la force et par nature (qui prend le chemin le plus facile) ce sont les hommes qui s'y emploient.
    La femme doit multiplier les gestations si elle veut voir un enfant arriver jusqu'à l'âge adulte et se reproduire.
    Une transition démographique plus tard, la France d'aujourd'hui, urbanisée.
    L'enfant ne produit plus, il est une charge, donc la reproduction diminue mais le nombre d'individus continue d'augmenter par l'augmentation de la durée de vie.

    Le décors est posé, revenons à nos moutons.

    On peut s'amuser à donner une note d'évolution aux propositions :

    1)Tu veux t'arrêter de travailler ?
    >>>-/5 : Et les enfants dans tout ça ? Tu n'en parles pas. Le reste a peu d'importance.

    2)Tu veux faire des enfants, prendre ton congé maternité ?
    >>>5/5

    3)Tu veux travailler alors que tu as des enfants ?
    >>>5/5

    4)une mauvaise mère
    >>>4/5. Mauvaise ou pas, si c'est une mère c'est déjà ça. Une bonne mère aurait été un plus. Sans mère personne ne serait là, pas vrai.

    Je ne sais pas où vous avez été chercher vos réponses mais je dirais que c'est chez des gens qui n'ont pas compris leur raison fondamentale d'exister.

    ->un cas non abordé<-
    Si vous ne voulez pas d'enfant (ou ne pouvez pas en avoir) ?
    0/5. Evolution Fail. Retour au monde minéral.
    3500 millions d'années de perdues.

    Mais ce n'est pas grave car nous sommes tous égaux devant la fin de la vie et son évolution (je parle de celle que je connais, la vie sur Terre).
    La vie a besoin du Soleil.
    Le Soleil n'est pas éternel et il mourra.
    La vie terrienne et son évolution n'y survivront pas, si elle existe encore d'ici là ce dont je doute étant données les probabilités d'impact faibles mais non nulles avec des geocroiseurs de 10 sur l'échelle de Turin.

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  14. Conclusion : avec enfants ou sans nous avancons tous vers la fin du monde.
    Donc rien n'a d'importance sauf vous-même.
    D'ailleurs vous-même êtes la seule interface possible avec le monde, le monde est donc ce que vous en comprenez et ressentez.

    En clair, faites ce qu'il vous plaît.

    a+,=)
    -=Finiderire=-

    PS : Toutes choses y compris les divinités et les religions sont des fruits de l'évolution. Toutes sont là pour faciliter la protection-reproduction du matériel génétique. L'amour, la justice, le péché. Rien de tout ça n'est totalement choisis. Point d'amour, de justice, de péché parmis les animaux. Ce sont des concepts "de pointe" forcés par l'évolution et exclusivement réservés aux Hommes.

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  15. N'empêche, les guides qui restent autour du feu et les garçons qui partent dans la nuit, ça fait très "Toi femme garder feu, moi homme partir dans la nuit assommer mammouth" (à coup de bible ou avec une fronde dont la fabrication et l'utilité sont démontrées dans ladite bible)...

    Mais si les femmes partent assommer les mammouths, qui va garder les enfants... non, le feu, hein, qui ?

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  16. Laissez le temps aux femmes de s'implanter petit à petit dans la société et d'imposer naturellement leur légitimité, et vous verrez que dans 50 ans les thèmes abordés ne se poseront même plus.

    Vous avez la chance extraordinaire d'être dans une époque ou tout le monde vous donne raison, et ou seule manque la concrétisation pratique.

    Bref vous avez toute la légitimité pour la distribution de claque aux "nauséabonds", c'est inestimablement jouissif!

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  17. A Anonyme : Tout ca c'est bien gentil mais il se trouve que c'est du blabla sans la moindre connaissance approfondie. Le mâle n'est pas programmée blabla du tout. On découvre en ce moment qu'il n'y avait aucune différence de taille et de musculature entre l'homme et la femme dans des temps plus reculés. Exactement comme chez les autres mammifères. Ce qui tend bien à prouver que le machisme est culturel et non naturel. Mais c'est la rengaine machisme de base, le coup de la "protection"!

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  18. > La Lupa,

    merci !
    mon pseudo fait plutôt allusion à l'Artémise du mausolée d'Halicarnasse mais j'aime aussi beaucoup le personnage d'Artemisia Gentileschi... il y a un peu des deux !


    > Melalala,

    Merci !

    de fait j'ai appris beaucoup de choses dans le scoutisme... organiser un week-end sous la tente pour huit personnes quand on a 16 ans, ce n'est pas rien. Faire progresser, découvrir des choses, à des filles de quatre ans plus jeunes que vous, gérer une équipe, ce n'est pas rien... c'est effectivement presque du management ;)

    Moi aussi, en choisissant d'être prof, j'essaie de trouver le meilleur compromis pour ne pas être trop prise par le boulot et avoir des horaires décents. Mais ce n'est pas facile pour tout le monde je le conçois.


    > Anonyme "finiderire",

    je suis désolée mais je n'ai rien compris à ce que vous dites. Vous alternez pseudo-anthropologie, sociologie, les retraites, les animaux... je n'ai rien compris non plus à vos histoires de "notation".

    Euterpe vous répond assez bien je crois. La programmation biologique, c'est bien gentil mais ça n'est pas très pertinent.


    > Père Lorenzo,

    Oui mais c'est un peu gonflant de devoir attendre. Au bout du compte, sans vouloir faire la révolution, il faut que certaines choses changent, et vite. Ce n'est pas normal, les écarts de salaire. Ce n'est pas normal, la pression du monde du travail sur les femmes. si comme vous le dites il n'y a "plus qu'à", autant y passer tout de suite.


    > Euterpe, La Souris

    merci pour votre réponse ! ah, le fameux "au commencement la femelle gardait le feu et les mioches, et l'homme chassait la hyène et le mammouth... mais ON S'EN FOUT ! il me semble que justement, on a légèrement évolué depuis les cavernes, et que la recherche avançant, en plus, ce vieux schéma-cliché est de plus en plus remis en cause.

    Alors... ça suffit avec les histoires préhistoriques !

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  19. Tiens, c'est drôle, j'avais largué les Guides-Aînées pour la même raison, manque de hauteur de vue et esprit gnan-gnan : après une petite année à discuter en rond autour du feu, j'avais préféré me lancer comme cheftaine de guides, à fond dans l'action.

    Pour le reste, mis à part la question de la place des femmes dans l'Eglise qui m'importe assez peu, je suis plutôt d'accord avec vous. Mère de famille ayant toujours travaillé (sans congé de maternité puisque j'ai eu mes enfants pendant mon DEA et ma thèse, uh uh c'est encore plus sportif !), je ne me considère pas comme une mère inattentive ou insensible. D'ailleurs soyons clairs, avoir des enfants jeune quand on fait de longues études, c'est un flingage de carrière assuré.

    Le tout est d'avoir la bonne mesure des choses et de savoir dire non, une fois au boulot, une fois à la tentation de la mère au foyer, garder un équilibre sain entre le côté mère et le côté travail. Le salaire ne suit pas encore, mais j'espère que ça viendra. Et j'ai commencé à voir des recruteurs estimant qu'une jeune mère de famille, loin d'être un poids, est au contraire une preuve vivante de méga-organisation. Réussir à bosser en ambiance start-up en partant à 18h30 le soir, c'est une preuve d'efficacité, non ? ;-)

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  20. Je vous rejoint parfaitement dans votre critique de l'idée: la femme DOIT rester au foyer et élever les enfants.
    Aujourd'hui, je crois que c'est autant l'autre proposition "il FAUT une équi-répartition des responsabilités entre hommes et femmes", qui doit être rejetée.
    Cela suppose que les goûts et les aptitudes sont répartis identiquement dans les deux sexes. Le sport est là, entre autres, pour montrer le contraire (sauf en équitation, seule discipline mixte des JO). Les tests scolaires infirment également la supposition: en sciences par exemple, la moyenne des filles est généralement supérieure à celle des garcons, avec un écart-type moindre. Bizarrement, ce résultat est parfaitement cohérent avec la répartition filles/garcons des classes préparatoires et écoles d'ingénieur, qui se fait sans quota.

    Alors, peut-être que le mieux est de ne pas raisonner à l'extrême un problème et d'accepter de faire comme autrefois et de laisser les femmes travailler en paix selon leur goûts.

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  21. Bonjour,

    J'ai beaucoup aimé ce billet et me permet d'y aller de mon petit témoignage, enfin, de celui de ma mère.
    Née dans une famille modeste et ayant vécu une enfance absolument catastrophique, elle a eu mon frère à 20 ans et moi à 25 ans de deux pères différents.
    A 20 ans elle était étudiante et emmenait mon frère à la creche de la fac.
    Ma mère est prof et depuis 10 ans, en classe prépa dans un lycée au centre ville, ce qui est plutôt le bon côté du métier.
    Ainsi je n'ai jamais manqué de ma mère ni de mon père(qui fait le même métier, mais à l'université) ; ils étaient là tous les soirs et ma mère comme mon père faisaient la cuisine, le ménage etc.
    Malgré l'enfance atypique de ma mère et le fait qu'elle ait du prendre des décisions très tôt, et vivre sa vie professionnelle et maternelle en même temps, elle ne s'est jamais plainte, et je n'ai jamais eu des discours culpabilisants de sa part.
    Je crois que tout cela est du en grande partie au fait qu'elle ait travaillé dans la fonction publique et n'ai jamais eu à subir la pression de l'entretien d'embauche dans le privé, avec le risque qu'on lui dise qu'elle n'est pas intéressante car mère ou future mère.
    Ainsi ma mère n'a jamais été féministe ni victimaire car malgré son enfance elle a su dans sa vie de mère et de travailleuse trouver un équilibre, elle n'a jamais été décrédibilisée en tant que femme par qui que ce soit : mari, collègues, etc.
    Et même si je ne suis pas féministe je sais que cela est rare et que beaucoup de femmes souffrent au travail comme au foyer car elles n'arrivent pas à joindre les deux bouts et sont accablées de culpabilité.
    J'ai 22 ans et voudrais avoir des enfants le plus tôt possible car je reste convaincue qu'une bonne mère est une jeune mère (je suis consciente que ce que je dis est presqu'idiot, mais je ne peux m'empêcher de le penser, du moins pour moi). Et si je tombais enceinte, il est évident que je n'avorterai pas.
    Seulement je fais de longues études et pense parfois en tremblant à l'idée de ne pas réussir à concilier les deux vies. Ou trouver le temps d'aimer ses enfants lorsqu'on fait des horaires empiétant sur la soirée?
    Sans parler de ces mères célibataires qui travaillent jusqu'à tard le soir et ne peuvent pas compter sur les crèches qui ferment à 18h : c'est alors la guerre pour trouver une autre solution ; une crèche privée ouverte la nuit, se lever aux aurores et mettre la petite à la creche, puis sortir du travail à 22heures et la chercher, en culpabilisant de faire vivre un rythme accablant à son enfant.
    On parle énormément du phénomène des "papas poules" et beaucoup trouvent ce phénomène ridicule, alors que s'il y a bien une chose que j'aime dans le monde moderne, c'est que le père peut montrer bien plus d'amour à ses enfants qu'auparavant.


    Tout ça pour dire....quoi en fait? Que je suis entièrement d'accord avec vous notamment sur le dernier paragraphe, la femme est une maman ou une putain, et on a bien du mal, encore aujourd'hui, à avoir le choix.

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  22. > Z :

    tout à fait, je me suis bien plus épanouie comme cheftaine (moi c'était les louveteaux) !

    Sur la question du "timing", je ne suis pas d'accord. Ariane le prouve assez ci-dessous et quant à moi, j'ai une soeur qui a eu deux enfants très jeune (21 et 25 ans) ce qui ne l'empêche pas actuellement, à moins de 30 ans, d'avoir un très haut poste, avec le salaire qui va avec... et malheureusement les horaires pas tip-top, c'est l'inconvénient. Cela ne l'empêche pas d'être une mère attentive : entre autres elle vérifie tous les soirs le travail d'école des enfants, enfants qui sont tout à fait éveillés et bien éduqués. Le papa est du reste très présent aussi ce qui permet d'assurer lorsque les horaires de ma soeur deviennent trop lourds.

    Anne Lauvergeon racontait un jour dans une conférence que pour une femme qui veut faire carrière, justement, il vaut mieux avoir des enfants très tôt (genre quand on est encore en école d'ingénieur par exemple) ou très tard... avec les risques que cela comporte en matière de fécondité.
    Du reste, les parents jeunes ont un avantage sur les parents "sur le tard", à savoir qu'ils sont beaucoup moins stressés que les autres.

    Bien sûr je suis d'accord, tout est question d'équilibre et d'organisation. Cela dit la plupart de mes amies me racontent des histoires de recruteurs qui balancent les pires horreurs sur les femmes enceintes (ou en âge d'être enceintes, ou nullipares donc bien sûr frustrées...)


    > Naif :

    Bien sûr, tout dépend du couple et de l'équilibre d'icelui. Pour ma part je connais un couple d'amis où l'épouse fait TOUT. De la vaisselle au nettoyage des toilettes en passant par le biberon de la petite et la lessive des caleçons du mari. À la décharge du mari, ce dernier fait des horaires largement plus durs que ceux de son épouse. N'empêche que je trouve qu'il se plaint beaucoup des "manques" de son épouse et c'est là que c'est choquant : peut pas prendre un balai et se bouger les fesses, peut-être ? Néanmoins je ferme ma gueule car manifestement ils fonctionnent ainsi et ils n'ont pas l'air plus malheureux que les autres couples que je connais.

    Effectivement il y a aussi la question des aptitudes. Pour ma part j'ai toujours été de même que mes soeurs très poussée à aller jusqu'au bout de mes capacités scolaires par mes parents. Je leur dois la possibilité d'être passée par la prépa, de réussir deux concours pas des plus aisés... et oui, ce serait du gâchis de ne pas aller jusqu'au bout. Ne serait-ce que par souvenir de ma grand-mère qui aurait bien voulu devenir institutrice et qui n'a jamais pu parce qu'alors, lorsque le père disait non, la fille n'avait plus qu'à s'écraser et fermer sa gueule.

    Cela n'a pas ruiné la vie de ma grand-mère, je suis même persuadée qu'elle a eu une vie de mère au foyer heureuse.

    Mais mais mais... pourquoi vouloir enfermer les gens dans des moules ? Toi femme, toi foyer couches culottes, moi homme moi travail et sous ? Si seulement on pouvait bien ficher la paix aux gens sur ces sujets tellement intimes des choix de vie...

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  23. > Ariane,

    Merci pour votre beau témoignage.
    Votre mère a dû quand même avoir sacrément la "niaque" pour mener de front études et enfants. Aujourd'hui, les choses sont de plus en plus dures, avec la pression du boulot notamment. En France, on est toujours persuadé que le bon salarié doit finir à 20h minimum... alors que dans la plupart des boîtes anglo-saxonnes, finir à 18h est mal vu car ça montre qu'on est mal organisé...
    Ajoutez à cela le nombre de crèches insuffisant, la nécessité de payer une nounou, ce qui engloutit une part délirante du salaire...

    L'avantage comme vous le soulignez, c'est qu'aujourd'hui les pères peuvent prendre le relais. Cela dit passer beaucoup d'heures chez la nounou ne veut pas forcément dire enfant névrosé. Mes neveux qui sont souvent gardés (car parents ingénieurs bossant pas mal) ont eu des nounous remarquables qui leur faisaient faire des tas de trucs, y compris les emmener au musée ou au théâtre.

    Je pense aussi qu'il est bon de faire des enfants jeune. Les copines ayant récemment accouché me racontent toutes que les futures mamans les plus "chiantes" lors de la préparation à l'accouchement, les plus stressées, les plus suffisantes aussi, les plus obsédées par la "responsabilité" de parents, sont celles qui font l'enfant de la dernière chance, juste avant 40 ans. Les "jeunes mères" autour de 25 ans sont bien plus détendues, ce qui n'est pas plus mal. Une amie sage-femme me l'a confirmé, elle préfère de loin les jeunes mères.

    Bien sûr, on peut avoir des tas de raisons d'avoir des enfants tard - ne pas trouver de conjoint avec qui en faire en est une excellente, déjà.

    Pour ma part, quand la relation avec le futur Epoux a commencé à durer dans le temps, j'ai su très vite qu'en cas de bébé, il ne serait pas question d'avorter. Le bébé aurait été au pire un événement très emmerdant (voyons les choses en face) car probablement empêcheur de passer l'agrégation, du moins à une certaine période. Donc oui, très emmerdant.

    Rassurez-vous, je crois que nous tremblons toutes plus ou moins à l'idée de ne pas savoir concilier vie pro et vie familiale. Je crois que l'essentiel est d'avoir un conjoint à l'écoute et surtout, surtout, d'en parler. Ensuite, bien se dire que nos choix de vie ne regardent que notre couple et que les autres, au bout du compte, on s'en fout. Donc mauvaise mère ? Laissons les autres dire. Le couple seul sait ce qui est bon pour leur enfant et pour eux.

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  24. C'est exactement ce que je pense sur les mères trop âgées, elles sont super stressées et paniquées pour tout et ça n'est jamais très bon pour l'enfant! Mais parfois la vie fait que...Ma mère n'étais jamais inquiète de rien (à peine toussai-je qu'elle me disait que je faisais du cinéma) ; en revanche mon père me précipitait vers le toubib au moindre éternuement! Et je préfère cet ordre des choses à l'inverse.

    Voilà, on est d'accord, si on a un conjoint mieux vaut faire des enfants très tôt que très tard si on fait des longues études....ouuups ça veut dire qu'il faut que je m'y mette maintenant??? Je verrai déjà à la fin de mon mémoire et de mon concours! ; o

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  25. Je suis évidemment d'accord avec la conclusion de ce billet, d'autant que je suis exactement dans la situation de la femme qui veut à la fois faire carrière et avoir des enfants, et même une famille nombreuse, si tant est que quatre ou cinq enfants vous donnent vraiment le droit au qualificatif de famille nombreuse (même si pour l'instant je dois passer pour une affreuse carriériste, qui ne veut pas d'enfant justement pour pouvoir faire carrière, alors que, si ça n'avait tenu qu'à nous, notre premier enfant serait déjà là depuis quelques temps).

    Comme toi, j'ai été élevée par des parents m'ayant poussée à aller au bout de mes aptitudes scolaires, et bien leur en a pris, car je ne suis pas mécontente du parcours que j'ai eu jusque là, même si j'ai parfois tiré la langue. Et, ayant réussi un concours offrant très peu de places, je trouve que ce serait 1) du gâchis 2) de l'irrespect que de ne pas avoir le parcours professionnel auquel me destine l'obtention de ce concours. En revanche, je n'ai pas grandi dans un milieu catho où la place de la femme est tracée d'avance (au foyer ou au couvent). Et j'encouragerai mes filles, si j'ai la chance d'en avoir, à aller jusqu'au bout de leurs rêves, parce que j'ai dans ma famille l'exemple d'une femme empêchée par son père de faire des études et qui le fait encore payer à la terre entière soixante-dix ans après.

    Sur les horaires à la c..., je te rejoins aussi. Je me souviens de notre préparation au mariage où il y avait un couple franco-danois et le monsieur, danois, donc, nous expliquait qu'au Danemark, tout le monde termine le travail à 17h30, 18h00 au plus tard (sauf, évidemment, ceux qui exercent un métier du genre médecin de garde). Et il n'exerçait pas précisément un métier que d'aucuns qualifieraient de pantouflard, il était avocat.
    J'ai de la chance d'avoir un mari qui n'est pas concerné par ces horaires de travail (il y a d'autres inconvénients à cela, certes) et je mesure la chance que c'est dans la perspective d'avoir un enfant.

    Tout ça pour dire que je rejoins pas mal de tes interrogations, mais en proposant un autre point de vue. Comme je l'ai laissé entendre au début de ma réponse, nous sommes confrontés à l'épreuve de l'attente d'un enfant qui ne vient pas. Et, visiblement, pour certains, c'est dur à entendre. Comme je suis une femme avec une réussite professionnelle, ça semble mal venu de se plaindre, j'ai de quoi être heureuse et faire, pour l'instant, le boulot que je voulais faire devrait suffire à me combler. En gros, se plaindre de son infertilité, ça serait bon pour les femmes qui veulent être femmes au foyer, ou qui le sont déjà. Et vouloir à la fois une famille nombreuse et une carrière réussie, ça serait trop en demander. Comme tu dis, merde, quoi!

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  26. Avoir le choix de faire ceci ou cela quand on est une femme... Ah... Avoir tous les choix, toujours plus de choix, c'est ce qui fait que la poste est devenu une banque, tout ça tout ça: la politique du toujours plus de choix, enfin j'ai l'impression. Résultat: faut voir ce que deviennent les bureaux de poste, pour y poster un truc, c'est devenu galère.
    Bref, "cette configuration, à savoir la mise en nourrice des enfants, concerne l'écrasante majorité des enfants des franges supérieures des sociétés de l'époque moderne (noblesse d'abord, puis bourgeoisie plus ou moins modeste par imitation), et ils n'en sont pas tous morts, pour autant que je sache.
    Oui, les médecins et les pédiatres s'accordent à dire que physiologiquement, cela peut être mieux pour un enfant d'être allaité pendant au moins six mois après sa naissance."... Et psychologiquement? Vous pensez que ça les a rendus meilleurs, tous ces nantis, d'avoir été élevé par quelqu'un d'autre que leur mère? Certains ont peut-être eu la chance d'avoir été élevé par de bonnes et gentilles nourrices, mais bon, ça me semble un peu le b-a-ba de la psycho, mettons, au moins de se poser la question.
    Et tant qu'on aura pas inventer l'incubateur à embryon humain, désolée mais la femme reste celle qui fait les gosses et qui, d'entre toutes les femmes, est la mieux équipée, en général, pour élever correctement son gosse, lui fournir un bon équilibre psycho-physiologique (parce que le lien psycho-physiologique qui existe, en général, de fait, entre elle et sa progéniture, en général, y a pas plus pointu - notez que je précise "en général", hein). Et de toutes les mères, la mère au foyer reste celle qui a le plus de temps et d'énergie à mettre à disposition du bon développement psycho-physiologique de ses gosses.
    Non l'idéal, pour l'heure, si vous n'êtes pas contente de votre condition, c'est de changer de sexe, hein! Ce choix-là, vous l'avez :D

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  27. > Marie,

    Merci pour votre message fort intéressant. Sur ce que vous racontez à la fin, à savoir la difficulté d'avoir un enfant, j'ai une amie à qui on a expliqué en gros que c'était bien fait pour sa gueule, qu'elle avait trop attendu comme toutes les sales carriéristes de son espèce. Oui oui, il y a des gros malades qui sont capables de vous sortir des horreurs comme ça...

    J'espère de tout coeur que vous serez parents bientôt.


    > Heidi,

    Ah c'est sûr, c'est malin "z'avez qu'à changer de sexe". C'est puissant comme argument dites-donc. On dirait ma grand-mère : "si vous n'êtes pas contents, vous pouvez toujours aller au contentier".

    Sur ce que vous dites, maintenant. Oui mais non. La possibilité de faire un choix, c'est être libre. Je suis d'accord, la plupart des mères au foyer que je connais l'ont choisi de plein gré. J'en connais aussi plein qui ont choisi de ne rien glander à l'école parce que "pour les enfants ça sert à rien", qui n'ont pas fait d'études parce que idem. J'en connais aussi plein, des femmes mères au foyer, qui sont incapables de réussir la seule chose qu'elles sont censées faire, à savoir élever leurs enfants.
    Ma mère a toujours travaillé mais j'ai toujours eu des habits propres et en bon état, mais combien de louveteaux avais-je, lorsque j'étais cheftaine, qui n'avaient pas été lavés (ni eux ni leurs habits) depuis plusieurs jours ? Combien étaient livrés à eux-mêmes toute la semaine avant d'être corrigés par un père dont toute la pédagogie se bornait à distribuer des baffes le samedi ?
    Combien de ces mères au foyer sont incapables de faire un sandwich à leur gosse pour partir en pique-nique, tandis que mes parents ont toujours été capables de préparer un vrai en-cas maison ? Combien sont incapables de penser à faire un chèque (ne serait-ce qu'emporter leur chéquier) à temps lorsqu'il le faut, d'apporter un papier, de passer un coup de fil à l'intéressé en cas d'impondérable, d'être à l'heure ?

    Pas tant que ça. Loin de la totalité.

    Sur la mise en nourrice : ça n'a pas rendu les gens meilleurs d'être mis en nourrice, mais ça ne les a pas rendu pires. C'étaient des mecs capables de supporter une opération de la fistule sans anesthésie et sans desserrer les mâchoires et pour ça ils ont droit à toute notre considération.

    Il faudrait en outre que je revienne sur ce que je pense de la place de la petite enfance dans l'éducation mais je n'en ai pas forcément l'énergie. Mais en gros, je reste toujours autant sceptique sur la question des bienfaits-de-la-mère
    au-foyer-qui-elle-seule-peut-élever-des-mioches.

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  28. Camille, merci pour ces voeux! Je reste sans voix devant l'horreur qu'on a pu dire à cette amie.

    Heidi, tout à fait personnellement, j'aurais préféré une mère qui travaille, sans doute moins présente, mais un peu plus épanouie dans ce qu'elle fait. Et puis, je vais vous faire une confidence, il y a plein de foyers où les mères travaillent moitié par choix moitié par obligation, voire même totalement par obligation, parce que leurs maris/compagnons/hommes ont un salaire très loin de permettre de nourrir toute la petite famille. Ouh, les vilains hommes qui ne permettent même pas à leurs femmes de rester au foyer à s'occuper des gosses et qui sont trop fainéants pour ramener un salaire correct!

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  29. > Marie,

    Ah que voulez-vous, les cons sont partout. Et en plus, ils sont malfaisants.
    Le pire étant ceux qui vous sortent des horreurs dans ce style, "au nom de la charité". Je vais être vulgaire, mais charité, mon cul.

    Les mecs style "Salon Beige" sont très forts, par exemple, pour ce genre de choses.
    Après, ils viennent pleurer que les églises sont vides.
    Je me marre.

    Sur la fin de votre message :

    Oui, il faut bien le dire, ne pas travailler est un choix de nantis - ou d'éternels optimistes (voir inconscients ?)...

    Je ne sais pas d'où sortent les gens qui vous expliquent que de tout temps, la place d'une femme est dans la nursery, mais rares sont les femmes nées à la génération de nos grand-mères, qui ne travaillaient pas. Quand on n'a pas de fric, à moins d'un empêchement lourd (handicap, 10 enfants à élever), on est bien obligé de bosser. Dans les champs pour la paysannerie de la France d'avant 1900, dans l'atelier du mari, dans une boutique comme salariée...
    Celles qui ne travaillaient pas, avant, c'était quoi ? 10 % de la population ? En gros, les aristocrates et les femmes de la bourgeoisie ? On ne peut pas vraiment dire que c'était la majorité, je pense.

    Deuxième chose. La "nature des femmes", qui les "tournerait vers les enfants, le foyer" n'est pas un argument. Soit on n'est pas des animaux, dans ce cas le "retour à la nature" est une connerie de bobo néo-écolo. Soit on est des animaux, dans ce cas, je me permets de rappeler que chez les lions par exemple, ce sont les femelles qui bossent et qui rapportent des gazelles à bouffer. Alors ?

    Enfin, même Laurence Pernoud, pourtant pas la plus moderniste des pédagogues, affirme dans ses bouquins (J'élève mon enfant date de 1965) que mieux vaut une bonne nourrice qu'une mère mal dans sa peau car pas à sa place (confinée "par la force des choses" au foyer, en particulier).

    L'idée que la mère est par essence la mieux placée pour élever son gosse est une ânerie monumentale. Cela me semble la chose la plus fondamentale à piger dans la question de l'éducation.

    Si c'était pas le cas, il n'y aurait pas de mères maltraitantes, de mères incestueuses, de mères infanticides.

    Deuxième chose, non et crénom, toutes les femmes ne sont pas faites pour pouponner. Comme les hommes d'ailleurs.

    Il suffit de voir comment Descartes "gère" sa fille illégitime : ça ne commence à l'intéresser vraiment que lorsque son enfant a environ 5 ans, qu'elle commence à parler, à poser des questions.

    Faut-il en faire un mauvais père ? Non, je ne crois pas.

    Eh bien pareil pour les femmes. Il y en a qui ne veulent pas être vouées à changer des couches et stériliser des biberons (sans bisphénol A, attention !).

    Eh bien ça n'a rien à voir avec la question de l'amour maternel. C'est juste qu'on n'est pas tous câblés pareils de ce point de vue.

    D'où l'idée du choix.

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  30. Bonsoir,

    À Euterpe "On découvre en ce moment qu'il n'y avait aucune différence de taille et de musculature entre l'homme et la femme dans des temps plus reculés. Exactement comme chez les autres mammifères." Source ? L'immense majorité des articles scientifiques traitant des mammifère en général et des primates en particulier arrivent à la même conclusion : le mâle est environ 30% plus gros que la femelle.

    Une illustration de l'évolution :
    http://evogeneao.com/images/Evolution_poster_lg.gif

    Conclusion : oui l'élevage de gosse est une gloire et pas seulement féminine. La femme ou l'homme sans descendance sont, par définition, des anomalies dans le parcours de l'évolution.

    a+, =)
    -=Finiderire-

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  31. "Les mecs au collège, au lycée, à la fac, il y en a une bonne proportion de gros branleurs, de je m'en foutistes, qui comptent précisément sur la bonne volonté des filles trop braves pour leur passer les cours qu'ils sèchent allègrement. Combien d'amies de la fac allaient en cours pendant que leur mec jouait à la Wii et prenaient des notes pour deux..."

    Une remarque tout de même : le système scolaire actuel, tel qu'il est organisé, a clairement tendance à favoriser les filles. L'introduction récente de la mixité dès le plus jeune âge est à mon sens un frein majeur pour le développement intellectuel des garçons. Ces derniers en pâtissent pour des raisons qui leur sont propres. Au collège en particulier, pour des raisons hormonales évidentes et un contraste important entre le niveau de maturité des deux sexes.

    Du coup, je trouve légèrement déplacé de venir présenter les statistiques - qui sont effectivement à l'avantage des filles - comme une preuve éclatante de la supériorité du sexe féminin dans le milieu du travail (scolaire, puis professionnel) avec ce que cela implique (en termes de rémunération et de répartition de tâches domestiques).
    D'une part parce qu'une fois sorti de l'école, les compétences requises dépassent le cadre purement académique (bon nombre d'hommes sont alors bien plus compétents et gagnent naturellement mieux leur vie). D'autre part, pour les raisons énoncées ci-dessus ; à savoir, le fait que le système favorise les jeunes demoiselles.

    Finalement, on peine un peu à voir, après avoir lu vos multiples jérémiades, où vous désirez exactement en venir. Le monde moderne vous offre le choix. Entre autres celui de vous tuer au travail sans avoir d'enfants, comme celui de travailler à temps partiel et d'en avoir.
    Où se situe donc le problème ?

    Cordialement,
    Homère.

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  32. à Homère - et aux autres aussi,

    dans mon milieu professionnel, les collègues masculins de ma génération font de plus en plus fréquemment part de leurs difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle. Pourtant, eux aussi ont le choix : "Entre autres celui de vous tuer au travail sans avoir d'enfants, comme celui de travailler à temps partiel et d'en avoir." Ils ont même le choix de sélectionner une épouse qui assurera l'intendance, et leur permettra se de tuer au travail ET d'avoir des enfants.

    Curieusement, dans leur cas à eux, on ne parle jamais de jérémiades.
    On trouve ça touchant. Mr Duchef, qui plante là son service pour aller chercher les petits à l'école bénéficie d'une image moderne dont je n'ai jamais vu bénéficier Mme Lachef, dont on dira dans la même situation qu'elle gère encore un pépin de mère de famille (avec petit soupir exaspéré ou apitoyé, selon les cas). Et si, visiblement, Mr Duchef n'en fiche pas une rame à la maison, on considère que c'est un choix de couple - personne ne se permettant en général de considérer qu'il est mauvais père ou époux.

    C'est là qu'il est, le problème, dans le fait que tout le monde, son âne et son concierge s'attribue le droit et la compétence de juger les choix des femmes! Regardez à quel point, dans un autre domaine, le débat sur la laïcité s'ancre autour du corps des femmes - la barbe, ça pose moins de pb que le voile!

    Ceci posé, on a la chance d'être nées à une période où l'on a des marges pour renvoyer le monde (ainsi que l'âne et le concierge) dans les cordes. C'est à sa propre culpabilité vis à vis de la "non conformité" au modèle qu'il ne faut pas céder. Prendre conscience que le modèle a des exigences inconciliables entre elles aide. La solidarité entre femmes aide aussi - à commencer par l'hygiène mentale qui consiste à s'interdire d'entrer dans ce type de jugement.

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  33. Tiens, j'avais oublié le message d'Homère...

    Je ne vois pas bien en quoi le système actuel favorise les filles. Il ne favorise rien du tout. Les élèves favorisés sont les enfants de profs et de gens qui savent et qui ont les moyens (en temps et/ou en argent) de surveiller de près la scolarité de leurs gosses.

    du reste je ne suis pas favorable à la mixité dans les écoles avant le lycée.

    Les filles sont favorisées ? Vous croyez vraiment que c'est facile pour une fille d'être régulièrement rabaissée par le regard des garçons de sa classe, qui lui font passer des petits mots du style "eh la grosse intello, personne voudra jamais te baiser". Très agréable.

    J'ai haï de tout mon coeur mes années de collège (un peu moins celles de lycée) aussi bien à cause des garces que des salauds qui m'ont rendu la vie infernale. Je n'ai jamais eu la moindre confiance en moi jusqu'à mon entrée en prépa pour la question scolaire et je n'ai été bien dans ma peau qu'à partir du jour béni où j'ai fait connaissance de mon futur époux.

    Je n'ai pas particulièrement non plus eu l'impression d'être favorisée par mes profs, entre ceux qui mettaient en valeur mon statut d'enfant de prof (super pour se faire détester par les autres élèves) et ceux qui adoraient m'enfoncer, trop heureux de coincer une "bonne élève".

    Maintenant, je n'ai pas non plus l'impression d'être favorisée par un système universitaire où vous vous prenez des sales remarques lorsqu'on sait que vous vous êtes mariée (= catho, réac, pondeuse de mioches, n'a pas de cerveau, n'a aucune ambition), je n'ai pas non plus l'impression d'être très favorisée par un certain milieu catho qui conspue les femmes qui veulent user de leurs capacités intellectuelles.

    Ma propre mère a parfois entendu des horreurs parce qu'elle a toujours travaillé et n'a donné naissance "qu'" à trois enfants. Un prêtre crétin m'a même sorti un jour qu'"elle usait probablement de la contraception" (de quoi j'me mêle ?) et que donc c'était le MAL ABSOLU.

    Très délicat là aussi.

    Je discutais récemment avec une blogueuse qui a résumé parfaitement ma pensée en disant que le monde occidental d'aujourd'hui est conçu par et pour les hommes, sûrement pas pour les femmes et les enfants.

    Et quand on est une femme, vous n'imaginez pas le nombre de fronts sur lesquels il faut se battre.

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  34. je n'avais pas vu la réponse d'Homère non plus. j'ignore où vous avez lu que le système favorisait les filles; une sociologuqe a étudié des centaines de bulletins scolaires et a remarqué quu'ne fille ayant 13 en maths obtient l'appréciation "assez bien" alors qu'un garçon recevra plus tôt "encourageant !! continuez comme ça !! vouqs pouvez progresser".
    j'aimerais rassurer les futures mamans ici ; les biberons et les couches ça dure 2,5 ans en moyenne et à partir de 18 mois ça se ralentit. ce n'est pas très long à faire non plus et je ne pense pas que les femmes au foyer soient + ou - fans des couches que d'autres. c'est un moment que l'on passe avec son bébé ; vingt ans après on regrette le moment !
    et désolée pour les fuates de frappe du 1er commentaire, j'ai horreur de ça

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  35. Athéna,

    Oui, c'est à peu près l'idée que je me fais de la période 'couches et biberons". C'est un moment à passer.

    Pour moi en l'occurence, pas forcément un super bon moment - mais je n'ai jamais forcément eu d'enthousiasme délirant pour les nourrissons.

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Soyez gentils, faites l'effort de signer votre message - ne serait-ce que dans le corps d'icelui, si vous ne voulez pas remplir les champs destinés à cet effet - c'est tellement plus agréable pour ceux qui les lisent...